vendredi 22 février 2008

A propos des écoles d'art...

Je suis retourné dernièrement dans mon ancienne école ( école des beaux-arts de Dijon) accompagné d'un ami qui enseigne actuellement dans cet établissement.
Quelle n'a pas été ma surprise en m'apercevant que mon ancienne école d'art s'était métamorphosée en entreprise hight tech !Une myriade d'ordinateurs ont envahi les salles de cours... Des robots auraient -ils remplacé les professeurs?
Cette invasion technologique a balayé l'atmosphère feutrée et créative qui pouvait y régner autrefois.Tout y devenu froid et austère.Adieu la fanfare!Adieu l'annexe de l'école ,ce charmant petit troquet où nous nous réunissions autour d'un café quand nous étions en mal de création.On entend plus aucun bruit,aucun chahut aucune bousculade et encore moins celui que faisait le martellement du ciseau de Bibi sur la pierre quand d'un geste sûr,à l'aide de cet instrument et après plusieurs mois d'effort sortait de ses mains habiles des formes harmonieuses et sensuelles .

Suis-je nostalgique d'une époque révolue ou suis-je conscient d'une réalité ?
Cet ami professeur dont je vous parle plus haut m'a confié que le nouveau directeur désirait faire place nette.Dans la tête de ce chef d'établissement récemment nommé" faire place nette"signifie se débarrasser des vieux apprentissages ;comme le dessin, la peinture ,la gravure,la sérigraphie... Enfin tout ce qui a un rapport avec le travail manuel.Travail manuel qu'il faut confier à des artisans !!! ma question: peut_on encore appeler cette école école des beaux-arts ?
Oui à la technologie,à condition que celle-ci soit au service de l'artiste et non pas l'inverse.L'outil doit rester à sa place et non le contraire!
Nous vivons dans une société où on marche sur la tête...

Voilà faites comme moi ,réagissez

dimanche 30 décembre 2007

La vie d'Artiste

L'art et la vie devraient être indissociables dans la vie de l'artiste . Aujourd'hui, les préoccupations de l'artiste ont changé en ce début du XXI ème siècle tourmenté ,même si l'esthétisme qui se dégage de l'œuvre doit être encore une priorité pour l'artiste. Aujourd'hui beaucoup d'artistes résident dans des villes ou en banlieue et par ce fait s'éloignent de la nature.

Autre constat qui brouille les cartes de l'art: On assiste à l'heure actuelle à un imbroglio culturel entre l'art dit contemporain qui a tourné le dos à la peinture classique et les peintres du dimanche qui se contentent de plagier des œuvres milles fois vues .Les salons sont remplis de ces tableaux sans personnalité : port de pêche ,plage avec personnages issus de la "Belle époque",paysage romantique à la Claude Monet , jeune femme au bouquet dans une prairie de coquelicots ... Sans parler des innombrables reproductions "made in China"qui envahissent les salles des ventes.Je ne jette pas l'anathème sur la myriade de peintres retraités qui peignent pour occuper leur temps libre après une vie de labeur.Être artiste est un métier qui prend du temps.L'apprentissage de ce métier est long et on ne peut prétendre être un artiste avec seulement quelques leçons ou stages.